Archive mensuelleoctobre 2018

Le scénario qui effraie les climatologues

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Ce scénario a été décrit clairement dans un article paru en août 2018 dans la revue de l’Académie américaine des sciences, la PNAS, sous la signature de Will Steffen, Johan Rockström et d’autres chercheurs. Cette équipe mène depuis des années un travail de fond sur les limites biosphériques que franchit l’humanité.

 

Mais si, à lire attentivement ce texte en anglais au langage très technique, on ne peut qu’être inquiet, il reste en fait prudent et n’aborde pas, sinon par allusions, une question qui préoccupe vivement les climatologues du monde entier : la possibilité que le réchauffement dépasse un seuil à partir duquel se produiraient des effets irréversibles et s’amplifiant sans limitation possible.

 

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) est réuni cette semaine en Corée. Son but ? Adopter un rapport sur les effets qu’aurait un réchauffement atmosphérique moyen de 1,5 °C par rapport à la période de climat stable qui a précédé, pendant des milliers d’années, la révolution industrielle. Or, depuis celle-ci, nous avons déjà réchauffé le climat d’1 °C, avec des effets déjà notables. Une augmentation d’un demi degré les aggraverait encore, écrivent les experts, qui valideront leur rapport à la fin de la semaine.

 

Le Giec se réunit cette semaine pour étudier les effets qu’aurait un réchauffement de 1,5 °C sur les sociétés humaines. Mais une hypothèse les inquiète encore plus, publiée dans un journal scientifique cet été : la possibilité d’un emballement incontrôlable du système climatique à partir d’un seuil de réchauffement. Qui pourrait être proche de 2 °C.

 

Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir est ma manière de contribuer à cette démarche. » Renan G.

 

 

Pour le climat, il faut arrêter de prendre l’avion

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Nous devons mettre fin à la surdépendance aux formes de transport les plus polluantes et néfastes pour le climat, fondées sur une économie globalisée. Cela passe par des négociations et une planification concertée pour une transition qui ne se fasse pas au détriment des travailleur.euse.s des secteurs concernés – même si cela comprend des changements dans ce que nous faisons et comment nous travaillons. Cela nécessite le remplacement des privatisations ratées par des initiatives locales favorables au climat, de bonnes conditions de travail, des entreprises publiques et un contrôle démocratique. Pour réussir cela face à une industrie fondée sur la croissance de l’industrie aérienne, il faudra surmonter le pouvoir des multinationales. Nous avons besoin d’un système de transport qui soit démocratiquement régulé et planifié, qui favorise et soutienne le bien commun, et qui soit intégré et écologique.

 

Alors que moins de 10 % de la population mondiale a déjà mis les pieds dans un avion, ce sont principalement les non-voyageur.euse.s qui sont le plus durement touché.e.s par la crise climatique et les effets négatifs de l’extension des aéroports tels que l’accaparement des terres, le bruit ou les problèmes de santé. Les communautés des pays appauvris, qui n’ont pratiquement pas contribué à la crise, sont les plus affectées. Le problème de l’aviation est une petite partie d’une histoire bien plus large d’injustices : il est contraire à la nécessité d’éliminer l’utilisation d’énergie fossile ; il est étroitement lié au complexe militaro-industriel ; il est aussi en lien avec l’influence excessive des grandes entreprises sur les politiques publiques, concernant le commerce, le développement économique et le climat. L’aviation reste dépendante des énergies fossiles même si l’industrie fait la promotion de fausses solutions comme de nouveaux aéroplanes qui n’existent pas encore. De même, les compensations (voir plus loin) et les agrocarburants ne permettent pas de limiter les émissions sans mettre en danger la production alimentaire, la biodiversité et les droits humains.

 

L’aviation est le mode de transport le plus néfaste pour le climat et une des sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES) dont la croissance est la plus rapide. Dans les vingt prochaines années, l’industrie espère doubler le nombre de voyageur.euse.s aériennes. Une vague massive et globale d’expansion de l’aviation est en place, avec la prévision de près de 1.200 projets d’infrastructures aéroportuaires. Beaucoup de ces projets d’aéroports sont parmi les plus coûteux et les plus gros des mégaprojets, un certain nombre étant imposé par des gouvernements servant des intérêts privés.

 

Les membres de Stay Grounded militent pour limiter le changement climatique par une sortie de l’aviation et le développement d’un système de transport démocratique et écologique.

 

L’aviation est un des secteurs émetteurs de gaz à effet de serre dont la progression est la plus forte. Les auteurs de cette tribune proposent 13 étapes pour un « système de transport juste » et pour une « réduction rapide de l’aviation ».

 

 

Bébés nés sans bras : « Très probable que ces malformations soient liées aux pesticides », dit Yannick Jadot sur RTL

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Le député européen et tête de liste EELV pour les élections européennes demande la mise en place d’un « registre national sur tous ces cas de malformations » ainsi que le lancement « d’études épidémiologiques ». Invité lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, François de Rugy a affirmé qu’une nouvelle enquête serait mise en place. « Oui. Nous allons poursuivre les recherches, on ne peut pas accepter sans réagir qu’il y ait des enfants qui naissent avec des malformations graves, ce n’est pas une fatalité », a insisté le ministre de la Transition écologique.

 

Le député européen ajoute : « L’association qui fait le registre des malformations, dans le Rhône-Alpes, vit chaque année avec 200.000 euros. La région vient de supprimer 100.000 euro. On veut casser le thermomètre, on ne veut pas voir, on ne veut pas savoir ». D’après lui, « il est très probable que ces malformations soient liées aux pesticides. Toutes les familles qui ont été touchées par ces accusations vivent à côté des champs de maïs et de tournesol. Il y a faisceau de présomptions qui me dit que ce sont les pesticides qui sont à l’origine de ces malformations ».

 

Invité à l’antenne de RTL, Yannick Jadot se dit « absolument scandalisé par cette affaire, comme tous vos auditeurs. En tant que père de famille, nous sommes tous touchés de voir ces enfants sans bras ou sans mains. On a des associations qui fonctionnent avec aucun moyen, et à qui on enlève des moyens ».

 

Des cas de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans trois endroits de France ont alerté les autorités sanitaires ces dernières années mais aucune cause n’a pu être mise en évidence par leurs enquêtes. Ces cas groupés ont été observés dans l’Ain (7 naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (3 naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (4 naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.

 

Toutes les familles qui ont été touchées par ces accusations vivent à côté des champs de maïs et de tournesol Yannick Jadot Partager la citation

 

 

Pic du Midi de Bigorre (2872m) par le sentier des Muletiers | Les Topos Pyrénées par Mariano

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Nous avons mis 3h00 (avec 2 petites pauses de 10 minutes) alors que le temps normal est de 4h (4h30 sur le panneau). Il est vrai que pendant la montée,  le temps n’était pas top, la pluie fine et les rafales de vent à 120km/h, nous ont fait accélérer le pas !

 

Peut-être, à ces porteurs qui jadis, durant pratiquement 12h, montaient dans la neige et le froid avec des sacs à dos chargés comme des mules (jusqu’à 40 kg !).

 

Il existe plusieurs itinéraires pour accéder au Pic du Midi de Bigorre, le plus simple et le moins fatigant est au départ de la Mongie, par le téléphérique. Il est composé de 2 tronçons: le premier entre la Mongie (1750m) et le Talouet (2300m), le second entre le Talouet et le pic du Midi de Bigorre (2872m).

 

La construction de l’observatoire a débuté dans les années 1870, sous la direction du général Charles du Bois de Nansouty, et de l’ingénieur Célestin Vaussenat. Les premiers terrassements au sommet commencent en 1875. Les premiers locaux sont achevés le 8 septembre 1882. Par la suite, ces locaux ont été grandement complétés : nouvelles terrasses, nouvelles coupoles, nouveaux bâtiments d’habitation. L’électricité arrive au sommet en 1949. Auparavant, les équipements électriques étaient alimentés par un ensemble de batteries et un groupe électrogène.

 

Le sentier des Muletiers est chargé d’histoire, lors de la construction de l’observatoire, les fondateurs du Pic faisaient acheminer vivres et matériaux de construction par les porteurs, ces hommes étant payés au poids, il pouvaient se charger jusqu’à 40kg avec des moyens rudimentaires. Le trajet pouvait parfois durer 12h lorsque les conditions de neige étaient mauvaises, quelques porteurs ont d’ailleurs été victimes d’avalanches.

 

 

Voici les 8 plus gros mensonges officiels sur l’alimentation

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Voilà pourquoi il est si important de réduire au maximum sa consommation de sucre, y compris celle des jus de fruits, même s’ils ont été soigneusement pressés par vos soins. Et ne croyez surtout pas que manger un fruit entier équivaut à boire du jus de fruit. D’abord parce que le jus empêche de vous rendre compte de la quantité de sucre que vous avalez. Saviez-vous qu’un seul verre de jus contenait le sucre de deux oranges ? Et que pour produire 1 seul litre de jus, il faut 2 à 3 kilos d’orange ?

 

Le pire est le fructose ajouté, que l’on trouve dans les pâtisseries mais aussi la plupart des produits industriels, sous forme de « sirop de maïs » ou « sirop de fructose-glucose ». Quant au sucre de table, composé à 50 % de fructose et à 50 % de glucose, il faut savoir que c’est l’ préférée des… cellules cancéreuses ! Plus vous consommez de sucre, plus vous risquez de déclencher un cancer… et de l’alimenter.

 

Pour les chercheurs de l’Université de Harvard, les boissons sucrées (sodas ET jus de fruits) sont responsables de 133 000 décès par diabète, 44 000 décès par maladie cardio-vasculaire et 6 000 décès par cancer [1]. Car le sucre est l’ennemi numéro 1 de votre santé. Les Français consomment 17 fois plus de sucre aujourd’hui qu’au 19ème siècle. Et comme par hasard, cette nouveauté a coïncidé un peu partout avec une augmentation vertigineuse de l’obésité, du diabète et de la quasi-totalité des maladies modernes.

 

La plupart des gens s’imaginent que les jus de fruits sont bons pour la santé. Et le très officiel Programme National Nutrition Santé (PNNS) les conforte dans cette erreur. Pour ces « experts », un verre de jus « compte » comme une portion de fruit. Ce n’est pas seulement faux: c’est dangereux. Car un verre de jus d’orange contient autant de sucre qu’un Coca Cola, avec les mêmes effets désastreux sur votre santé.

 

C’est malheureux, mais les recommandations de certaines personnes et parfois même de certains nutritionnistes « officiels » sont souvent à mille lieues des enseignements de la science et du bon sens.

 

 

À mort TripAdvisor ! | Vanity Fair

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-La plus célèbre : celle du faux restaurant anglais, le Shed at Duldwich, inventé de toutes pièces par un journaliste du magazine Vice avec photos des plats fusion – des pastilles de javel et de la mousse à raser -, des commentaires méga-élogieux. Le gaillard savait ce qu’il faisait : il a avoué avoir écrit, et été payé pour ça, des tas de faux commentaires et critiques pour le compte d’un site concurrent. Coup de folie : des clients jamais venus et pour cause, déposeront leurs avis. C’est Libération qui en parlera le mieux, une fois la supercherie éventée, tandis que Général Advizor restera de marbre. Même chose à propos du faux resto étoilé italien La Scaletta – il en existait un du même nom à Milan qui venait de fermer, donc, commode et encore plausible. Toujours à Londres, l’abri pour sans-abris vanté comme un nouveau 5 étoiles a fait rire la Terre entière.

 

Cette idée de juger les autres à l’aune de sa petite expérience n’est donc pas nouvelle. C’est le gabarit du support qui a changé, avec promesse permanente d’aubaines, de remises, de rabais, de discount, de bons plans, de toujours moins cher pour plus d’expérience. Au finish, ce n’est pas le laudatif qui prévaut mais le flacide rancunier. Une vieille clé psychologique : le lecteur se met toujours du côté du consommateur victime des abus du méchant Thénardier. Victor Hugo ne racontait pas autre chose dans Les Misérables. À lire les pauvres avis déposés sur TripAdvisor et autres sites, la France est une nation de Cosette. Doublée d’un pays de gratteurs aux goûts médiocres et de maîtres-chanteurs planqués derrière des pseudos de pignoufs incultes. À leur tête, le Général Advizor, cousin avatar du général Alcazar dans Tintin. Noir bazar, tout et n’importe quoi, TripAdvisor, c’est la mini-dictature du moi-même, une tromperie légitimée par la twittomania de Trump. Lire ici les Dossiers du Canard Enchaîné, intitulé Les dingos du pouvoir. Page 33, l’encadré La Diagonale des fous, emballe l’affaire en quelques lignes bien frappées sur la question.

 

En réalité, TripAdvisor n’a rien inventé. Avant internet, il existait un guide de restaurants américain qui profilait déjà cette connerie de démocratie participative au service du client par le client. En gros, comment remplir un bouquin sans payer personne. Le Zagat que ça s’appellait. Fondé à la fin des seventies par un couple sympa, Tim et Nina Zagat, ce guide de poche format chéquier vertical, fonctionnait par fiches remplies par des clients bénévoles triés sur bonne volonté. Joli succès, rien de bouleversifiant, d’autant que les avis formulés par des housewifes middle age cassaient pas trois pattes à un canard. Genre : j’ai aimé mais j’ai pas aimé. Ben faudrait savoir Hildegarde : tu like ou tu like pas ? Et puis les Zagat ont lancé un guide Paris. En Français. Rien que ça. Et là, le gadin, la gaffe, la no-credibility totale. Soirée de presse, grand-hôtel, wonderful. Quelques journalistes présents, odieux personnages évidemment, eurent l’idée fumeuse d’ouvrir le guide. Et là, première page, premier couac : pour les zagateux, le meilleur restaurant qualité-prix de Paris était le… Kentucky Fried Chicken de la place de la République. Ou un truc dans le genre. À bien lire la suite, aucun avis, traduit avec les pieds par une certaine Mary Blanchard (elle bossait au Vogue Hommes) qui n’a jamais su qu’elle portait le même nom qu’une starlette hollywoodienne des fifties, émanait d’un ou d’une française. Yankees only. On vit d’ici le niveau…Bon, personne ne fut obligé d’en acheter et on a tous survécu à cet affront proto-trumpien.

 

Dix-huit ans que ça dure. Dix-huit ans de micro-terrorisme et de succès mondial, bâti à grands coups de faux commentaires, de référencements bidons, et de méthodes peu orthodoxes, dûment sanctionnés par de lourdes condamnations. Pluie d’amendes colossales, mais les centaines de milliers d’euros et de dollars, au finish, pour TripAdvisor, c’est même pas mal. Goliath du web et branche du géant Expedia, TripAdvisor brandit des chiffres étourdissants, même en Chine. Aux dernières nouvelles, il y aurait plus de 550 millions d’avis et opinions déposés par les clients des restaurants, des hôtels et autres structures de loisir, fôtes d’ortaugraf compriz. TripAdvisor s’est choisi un beau logo : une tête de chouette avec un oeil rouge et un oeil vert. Pas loin du sapin déodo de voiture chéri des commerciaux sur zône. À bien la scruter, l’image, autocollée sur toutes les vitrines du moindre boui-boui cracra, évoque une sorte de « aie confiaaaaance » du serpent Kaa dans le Livre de la Jungle. Bingo ! TripAdvisor est une jungle. Pire : une boîte noire bourrée d’algorithmes et de mystères insondables. Un dark side of the web devenu une menace insupportable au regard des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration, partis en guerre genre pot de terre contre pot de fer, et livrant bataille, sinon escarmouche, chaque jour au comptoir, à table, et au moment de régler la note.

 

Cette semaine, le Concierge Masqué se penche sur le phénomène de chantage minable exercé par les clients des restaurants et des hôtels et planté à grands coups de critiques incendiaires sur TripAdvisor, cette dictature des ploucs.

 

 

Regardez ce corbeau intelligent sortir de son chemin pour partager de la nourriture avec une souris affamée

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Au cas où vous doutez encore de l’intelligence des corbeaux, voici une vidéo qui documente les incroyables compétences en résolution de problèmes que possèdent ces étonnants oiseaux!

 

Un internaute a été tellement impressionné par ces oiseaux, elle a décidé de leur consacrer un post entier de Tumblr. Vous pouvez lire son post ci-dessous!

 

On sait que les corbeaux parlent dans différents dialectes, lisent les feux de circulation et organisent des funérailles pour leurs amis oiseaux décédés. La nature sociale complexe de ces créatures est incroyable!

 

Saviez-vous que les corbeaux ont la capacité de reconnaître les visages et de garder rancune contre ceux qu’ils n’aiment pas? Ces oiseaux ont une intelligence remarquable et sont capables de résoudre des énigmes complexes. Voir l’article : Les corbeaux savent différencier les humains fiables et les tricheurs

 

Dernièrement, j’ai vu beaucoup d’informations sur Internet concernant l’intelligence des corbeaux. Et plus j’en apprends à leur sujet,  plus je suis fasciné.