Environnement

Un couple de paysans s’épanouit dans la recherche de l’autonomie

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Car, avant d’être éleveurs, les « bergers d’Er Borel » ont surveillé des troupeaux sept étés durant sur les reliefs du Diois, de la vallée de l’Ubaye, du Vercors et de l’Ariège. L’envie de s’installer est née en même temps que leur fille Suzanne, aujourd’hui âgée de six ans. « J’ai fait un alpage enceinte, puis le suivant avec Suzanne, qui avait six mois. Je ne l’ai pas bien vécu. J’ai ressenti le besoin d’un nid et d’un attachement à la terre, se souvient Marie-Ève. Le couple aspire aussi à prendre soin de ses propres animaux. « En étant berger, on traînait la frustration de découvrir un troupeau le 20 juin et de devoir le rendre le 20 octobre, puis de ne plus en avoir de nouvelles et de ne pas assister aux agnelages, explique Pierre-Étienne. Dans Le paysan impossible, Yannick Ogor parle de l’envie profonde d’être “pris” par son troupeau, de s’en sentir responsable. C’est ce qui fait la contrainte mais aussi la beauté de ce métier. » De l’importance qu’il accorde au fait de vivre en harmonie avec ses animaux et son territoire, il a même tiré un livre, Végano-Sceptique. Regard d’un éleveur sur l’utopie végane (les éditions du Dauphin).

 

Il est 11 h 30 et le soleil printanier emplit la bergerie d’une lumière douce, faisant scintiller la poussière en suspension. Douillettement installées sur une litière de paille fraîche, les brebis mâchonnent leur foin à la bonne odeur d’herbes séchées, distribué tôt dans la matinée. « En hiver, on a gardé ce réflexe de montagnard de les sortir tard, une fois que toute la rosée s’est évaporée, pour éviter le parasitisme et le givre », explique Pierre-Étienne Rault, 35 ans, en leur ouvrant la barrière. Sa compagne, Marie-Ève Sebaoun, 36 ans, examine les deux agneaux nés dans la nuit : « Les tout premiers de la saison, en pleine forme ! » Escorté par Grog, le border collie, et Touline, croisé briard et beauceron, le troupeau se met en branle vers « la montagne », un pâturage sec et pentu situé à une centaine de mètres. Entre ses parents, Josua, 3 ans, prend son rôle d’aide-berger très au sérieux. Marie-Ève et « Pierrot », eux, renouent l’espace d’un instant avec le rituel de la montée en alpage, pratiqué pendant de longues années avant qu’ils ne s’élancent sur les multiples sentiers de leur aventure agricole — agneaux à viande, tannage écologique, pain et jus de pomme.

 

SPÉCIAL SALON DE L’AGRICULTURE — À l’occasion du Salon international de l’agriculture, la vitrine des « puissants » du secteur, a choisi de mettre en avant les « petits », ceux qui bousculent les codes du milieu. Toute la semaine, nous présenterons des qui marchent. Samedi, nous avons fait le point sur la situation des néo-paysans ; lundi, nous avons enquêté sur la floraison des microbrasseries lorraines ; mardi, nous avons rencontré des producteurs d’amandes ; mercredi, le « paysan-chercheur » Félix Noblia nous a fait découvrir ses expérimentations agroécologiques ; jeudi, nous vous avons emmenés près de Montpellier, où une municipalité œuvre à l’installation d’éleveurs sur les terrains communaux et aujourd’hui, nous vous présentons un couple de paysans mû par la recherche d’autonomie sur leur ferme.

 

Sur leur ferme de 20 hectares à Bubry, dans le Morbihan, Pierre-Étienne et Marie-Ève ont installé un troupeau de brebis, une tannerie écologique, une boulangerie et un petit verger. Ils poursuivent ainsi leur recherche d’autonomie et de cohérence.

 

Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche. » Renan G.

 

 

Le Costa Rica présente le plan climat le plus ambitieux au monde – Libération

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De plus, d’ici onze ans, tout le fonctionnera avec les énergies renouvelables, et tous les nouveaux bâtiments construits devront respecter des normes basses émissions. Plus largement, une réforme de la fiscalité verte est prévue, encadrée par un débat sur les «valeurs économiques à donner aux externalités négatives», comme la pollution.

 

Pour aller plus loin, le plan d’action développe dix piliers, comme le transport, l’agriculture, l’énergie, l’immobilier et la gestion des déchets. Entre autres mesures, il prévoit que 100% des bus et des taxis seront à zéro émission d’ici le milieu du siècle, avec un quota de 70% visé pour 2035. En 2050, 60% de la flotte de véhicules légers (particuliers comme administratifs) devront fonctionner sans émission, avec 100% des ventes respectant ce critère «au maximum» au milieu du siècle.

 

Le texte, résumé en onze pages, a été publié en même temps qu’un décret présidentiel pour son application. Carlos Alvarado et son gouvernement se targuent déjà de profiter d’un réseau électrique n’émettant à 95% aucune émission de gaz à effet de serre, et d’un couvert forestier sur 52% du territoire costaricain.

 

Le Costa Rica n’est pas le seul état à s’être fixé un tel objectif – la France l’a fait aussi dans son plan Climat non contraignant présenté en 2017 – mais le pays d’Amérique centrale est le premier à présenter un plan concret à court, moyen et long terme pour y arriver. Les trois étapes sont intitulées : «le commencement» pour 2018 à 2022, «le virage» pour 2023-2030 et «le déploiement massif» de 2031 à 2050.

 

Connu pour ses forêts tropicales resplendissantes et ses plages préservées, le Costa Rica, qui abrite à lui seul 6% de la biodiversité mondiale, se veut aussi leader planétaire dans la lutte contre le dérèglement climatique. Carlos Alvarado, à la tête de ce pays un peu plus grand que la Suisse, a lancé, le 24 février, son plan national pour atteindre la neutralité carbone d’ici la moitié du siècle. La neutralité carbone est le moment où les émissions de gaz à effet de serre des activités humaines, qui ne sont pas captées par les forêts, les sols et les océans, sont réduites à zéro.

 

 

Interdiction de l’avion, couvre-feu thermique… le scénario noir pour vraiment limiter le réchauffement climatique

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Le rapport du GIEC affirmait qu’il était encore possible de limiter le réchauffement de la Terre par les gaz à effet de serre à 1,5°C en agissant dans les dix années à venir. Raréfaction de l’eau, crises alimentaires, propagation des maladies, disparition d’espèces : ces maux frapperont le monde de toute manière. Il ne s’agit là que de limiter la casse. Pour l’heure, nous nous dirigeons selon le GIEC vers une augmentation de 3°C de la température moyenne sur Terre.

 

Dans l’hypothèse d’une démographie qui ne fasse l’objet d’aucune régulation significative, et en excluant l’hypothèse d’un changement brutal dû à un événement historique ou scientifique, les auteurs estiment que les Français devraient réduire leur empreinte carbone au tiers de ce qu’elle est aujourd’hui pour suivre la trajectoire dessinée en octobre dernier par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

 

Bien conscients de la portée hautement hypothétique de leurs propositions, les auteurs du document les déclinent comme « un scénario idéal, mais peu réaliste ». « Il ne s’agit ni de proposer un programme réaliste économiquement, ni de proposer un programme souhaitable socialement, ni de proposer un programme jugé acceptable politiquement. Notre objectif est d’aider à comprendre l’ampleur des efforts à réaliser afin que chacun puisse juger de leur faisabilité ou de leur réalisme dans le contexte actuel », mettent-ils en garde en introduction.

 

Si l’on ne découvre pas qu’il y a loin de la coupe aux lèvres en matière de lutte contre le réchauffement climatique, l’ampleur des efforts qu’il faudrait consentir pour limiter rapidement la catastrophe nous échappe bien souvent. En décembre 2018, le bureau d’étude B&L a donc produit une étude détaillant les mesures à mettre en œuvre pour éviter que la température moyenne sur Terre n’augmente de plus d’1,5°C en 2030. Et autant dire que les changements préconisés sont radicaux… Parmi d’autres : « Interdiction immédiate de vendre des véhicules neufs pour un usage particulier », « mise en place d’un couvre-feu thermique entre 22h et 6 h », « interdiction de la construction de nouvelle maison individuelle » ou encore, « interdiction de tout vol hors Europe non justifié dès 2020, avec deux vols aller-retour autorisés par jeune de 18 à 30 ».

 

Aujourd’hui @Novethic a publié une infographie qui reprend les derniers résultats de l’étude de @bl_evolution présentant un ensemble de mesures permettant d’aligner la France sur une trajectoire 1,5°C. Quelques clefs de lecture ci-dessous. pic.twitter.com/2hdFh0dIAp— Guillaume Martin (@GlmMrt) February 6, 2019

 

 

Quels produits de la mer peut-on manger sans nuire à la survie d’espèces ? – Geo.fr

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Si vous aimez les coquilles Saint-Jacques, aucune raison de vous priver ! La production a a atteint un chiffre record en 2018 avec plus de 110.000 tonnes collectées entre les baies de Seine et de Saint-Brieuc. Concernant les poissons, les stocks de merlu de l’Atlantique et de cabillaud de mer de Norvège sont rassurants. Même chose pour l’anchois du Golfe de Gascogne dont le stock a atteint en 2018 son plus haut niveau depuis 1987 avec près de 130.000 tonnes. Dans le même secteur, les stocks de soles sont également bien exploités.

 

Si les sociétés de pêche sont évidemment en première ligne, les consommateurs ont également un rôle à jouer en étant vigilants sur la région d’origine des poissons qu’ils achètent.

 

L’IFREMER a également observé des disparités en fonction des régions. La Méditerranée faisant figure de mauvaise élève avec seulement 6% des stocks pêchés correctement et 72% impossible à évaluer. La situation est néanmoins en nette amélioration depuis 2000 avec une augmentation des ressources marine de 39% au niveau européen entre 2003 et 2016.

 

Après avoir effectué 25 campagnes d’observations en mer et récolté des informations auprès de 7000 professionnels de la pêche, le bilan de L’IFREMER est mitigé : 48% seulement des volumes pêchés dans les eaux de France métropolitaine sont issus de stocks gérés durablement, signifiant que la capture de ces poissons n’entrave pas la reproduction de leur espèce. 27% sont en revanche surpêchés et les données sont impossibles à établir pour 22% d’entre eux.

 

L’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) vient de rendre public son bilan 2018 des ressources halieutiques françaises. Ces données relatives à la pêche révèlent que moins de la moitié du stock de poissons pêchés en France sont correctement exploités. Ce rapport peut également aiguiller la population et l’amener à modifier ses habitudes de consommation.

 

 

Ces gestes que nous croyons écologiques et qui ne le sont finalement pas – Geo.fr

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« Dis Siri, est-ce que ma poubelle est pleine ? » Des objets connectés « écologiques » fleurissent sur le marché des petites technologies. Certaines marques proposent des poubelles qui s’occupent de votre liste de courses selon vos déchets, d’autres peuvent vous dire si tel objet est recyclable ou non avant de proposer de générer un engrais… grâce à un système électrique. « Ces appareils sont souvent inutiles, énergivores et emballés avec du plastique » conclut la présidente de Zero Waste France.

 

Un monde s’écroule peut-être pour vous, mais le sapin synthétique n’est pas écologique. Il est non biodégradable contrairement au sapin naturel. Les épines sont constituées de matière plastique et donc à base de pétrole. Et pour arriver jusqu’à votre salon, les sapins synthétiques traversent l’Europe ainsi que l’Asie, étant généralement produits en Chine. Alors que le sapin naturel est produit dans un rayon de 150 kilomètres et stocke du CO2 pendant quelques années avant d’être abattu. Pour qu’il soit vraiment écologique, le sapin synthétique doit être gardé au moins 20 ans selon une étude du cabinet de conseil canadien Ellipsos. Ce qui est rarement le cas.

 

Et non, réutiliser plusieurs fois sa bonne vieille bouteille d’eau en plastique n’est pas très bon pour l’environnement. Le plastique se désagrège dans l’eau et libère des solvants toxiques qui ne sont pas très bons pour la santé. Tout ça pour finalement terminer dans la poubelle jaune. La solution ? “Se procurer une bouteille en inox ou même en verre, ce qu’on trouve facilement dans le commerce” explique Flore Berlingen, directrice de l’association Zero Waste France.

 

Sapin de Noël synthétique, poubelle intelligente, produits cosmétiques « naturels »… À première vue, ces gestes sont écologiques et bons pour la planète sauf que c’est tout le contraire. Flore Berlingen, directrice de l’association Zero Waste France, vous donne quelques conseils pour ne plus se faire avoir.

 

Chaque personne a ses habitudes dites « écologiques » sauf que parfois elles ne le sont pas. Flore Berlingen, spécialiste du zéro déchet, donne ses conseils pour limiter les dégâts.

 

 

la ferme des lombrics

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Premier vol d’un (mini) avion à propulsion ionique – Geo.fr

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L’avion, dont l’aile a une envergure de 5 mètres, pèse 2,45 kilogrammes. Il a réussi à parcourir jusqu’à 55 mètres à la vitesse de 4,8 mètres par seconde, lors d’une série de vols tests réalisés en intérieur aux États-Unis par une équipe du MIT (Massachussets Institute of Technology).

 

Le prototype expérimental, présenté mercredi dans Nature, est une sorte de drone composé d’une aile, soutenant un dispositif de propulsion filaire, couplé à une batterie haute tension qui produit du vent ionique.

 

Silencieux, cet avion est paré de vertus: ses pièces n’ont pas à être mobiles, il n’est pas équipé d’un moteur à combustion. Il ne consomme donc pas de carburant et ne produit pas d’émissions polluantes. Un bel avenir lui semble promis si les scientifiques parviennent à transformer l’essai à plus grande échelle.

 

Ce type de propulsion consiste à utiliser un champ électrique pour accélérer des ions (particules chargées) qui entrent en collision avec l’air, créant un « vent » qui fait avancer l’avion.

 

Cela ressemble à de la science-fiction mais ce n’en est plus: des scientifiques sont parvenus à faire voler aux États-Unis un mini-avion propulsé par vent ionique, une première « historique » relatée mercredi dans la revue Nature.

 

 

Mexique: six spécimens d’une espèce au bord de l’extinction repérés – Geo.fr

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La star hollywoodienne Leonardo DiCaprio et le magnat mexicain des télécommunications Carlos Slim ont soutenu un plan de sauvetage pour sauver la « vaquita ».

 

Le marsouin du Pacifique est victime depuis plusieurs années des filets dérivants utilisés par des contrebandiers pour pêcher une autre espèce, le totoaba – également en danger d’extinction – prisé pour sa vessie natatoire qui, une fois séchée, est vendue sur le marché noir en Chine.

 

Au cours d’une mission de onze jours, menée fin septembre et début octobre, les scientifiques ont repéré six marsouins du Pacifique, « dont un bébé » dans les eaux du Golfe.

 

Mais « tout espoir n’est pas perdu », a déclaré Lorenzo Rojas du Comité international pour la sauvegarde de la vaquita (CIRVA), en présentant les résultats de récentes observations.

 

Le marsouin du Pacifique, une espèce en voie d’extinction, n’a pas encore disparu de son habitat dans le Golfe de Californie, ont annoncé mercredi des chercheurs après avoir localisé six spécimens.

 

 

Un eden du Pacifique interdit les crèmes solaires pour sauver son corail – Geo.fr

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« Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a-t-il déclaré à l’AFP. « On regarde ce qu’on peut faire pour empêcher la pollution de pénétrer dans l’environnement ».

 

Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non retour.

 

Un porte-parole du président Tommy Remengesau a expliqué que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.

 

La minuscule nation du Pacifique ouest, située à peu près à mi-chemin entre l’Australie et le Japon, est considérée comme l’un des meilleurs spots de plongée de la planète mais le gouvernement craint que cet engouement n’ait un coût environnemental.

 

Les Palaos, îles paradisiaques de Micronésie, interdiront en 2020 l’usage des crèmes solaires « toxiques pour les récifs » afin de protéger des coraux prisés par les plongeurs du monde entier, expliquant qu’il s’agit d’une première mondiale.

 

 

Rien ne se perd: en Afrique du Sud, de l’urine peut faire des briques – Geo.fr

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« J’ai toujours été curieux de savoir pourquoi nous n’utilisions pas l’urine comme cela », explique à l’AFP Dyllon Randall, le professeur qui a supervisé l’un des deux étudiants.

 

Une étude de faisabilité avait été lancée l’an dernier, grâce à une bourse du Conseil de recherches sur l’eau, un organisme gouvernemental sud-africain, en utilisant au départ de l’urine synthétique, puis de l’urine humaine.

 

En utilisant une technique inspirée de la formation naturelle des coquillages, ces chercheurs – deux étudiants et un professeur – ont réussi à « faire pousser » des prototypes de ces briques d’un nouveau genre. Cela a pris six à huit jours.

 

Des briques fabriquées à partir d’urine humaine, voilà la dernière trouvaille de chercheurs sud-africains de l’Université du Cap travaillant sur des matériaux de construction durables et moins nuisibles pour l’environnement.

 

Un jour, au lieu de partir bêtement dans les toilettes, votre urine pourra vous aider à construire votre maison: ce sera bien plus écologique et, rassurez-vous, ça ne sentira pas mauvais.