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Il a traversé l’Himalaya en solitaire pendant quatre mois : Eliott Schonfeld raconte – Geo.fr

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Après quelques jours à Leh, la capitale régionale, pour trouver quelqu’un prêt à me vendre un cheval, je découvre enfin les montagnes de près. Elles ne sont plus à l’horizon, mais à la verticale, dressées comme un mur tangible, et trop haut, beaucoup trop haut. Pourquoi ai-je décidé de m’attaquer à de tels monstres, moi qui n’avais jusque-là jamais fait d’expé en altitude ? J’aurais dû commencer par le Massif central. Après deux heures de route et de doutes, nous atteignons le campement. J’aperçois une tente en forme de tipi, et tout autour, une trentaine de chevaux qui broutent paisiblement.

 

Mon corps est ballotté dans tous les sens à mesure que Ripoche, un éleveur de chevaux, manœuvre son 4 x 4 sur les routes de pierre défoncées qui montent à l’assaut de la chaîne du Ladakh. J’ai mal au coeur et la tête comme prise dans un étau. Passer du bassin parisien aux 3 500 mètres d’altitude moyenne de ce haut plateau désertique, cela demande du temps et je crois que je ne suis pas encore acclimaté. Mais pour l’heure, ce sont moins ces vertiges qui m’inquiètent que le monde nouveau qui m’entoure.

 

Eliott Schonfeld rêvait de marcher 3 000 kilomètres entre l’Inde et le Népal. Voilà un petit gars de 25 ans [26 désormais, ndlr], étudiant en philo, ayant grandi en région parisienne, et qui, alors qu’il n’avait jusque là jamais mis les pieds en montagne, décidait de s’attaquer direct à l’Himalaya. Son audace nous a séduits. Le sens de sa démarche a achevé de nous convaincre. Eliott disait vouloir se dépouiller de son équipement moderne pour le remplacer en route par des objets naturels, fabriqués par ses soins, grâce aux conseils des populations rencontrées. Eliott s’est envolé pour l’Inde en août 2017. Voici son carnet de voyage, qui est aussi le récit d’une métamorphose.

 

Souvenez-vous, Eliott Schonfeld, gagnant de notre concours GEO Aventure. Eh bien son expérience a également conquis les spectateurs du Festival international du film d’aventure de La Rochelle : ils lui ont remis le Grand Prix du public le 19 novembre dernier pour son film Himalaya, la marche au-dessus. A cette occasion, nous republions le récit de ses aventures.

 

Il a 26 ans, étudie la philo et voulait fuir la ville, se « dépouiller » des attributs de la vie moderne. Il est parti direct vers l’Himalaya, comme ça, sans même embarquer une paire de gants…

 

 

Pic du Midi de Bigorre (2872m) par le sentier des Muletiers | Les Topos Pyrénées par Mariano

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Nous avons mis 3h00 (avec 2 petites pauses de 10 minutes) alors que le temps normal est de 4h (4h30 sur le panneau). Il est vrai que pendant la montée,  le temps n’était pas top, la pluie fine et les rafales de vent à 120km/h, nous ont fait accélérer le pas !

 

Peut-être, à ces porteurs qui jadis, durant pratiquement 12h, montaient dans la neige et le froid avec des sacs à dos chargés comme des mules (jusqu’à 40 kg !).

 

Il existe plusieurs itinéraires pour accéder au Pic du Midi de Bigorre, le plus simple et le moins fatigant est au départ de la Mongie, par le téléphérique. Il est composé de 2 tronçons: le premier entre la Mongie (1750m) et le Talouet (2300m), le second entre le Talouet et le pic du Midi de Bigorre (2872m).

 

La construction de l’observatoire a débuté dans les années 1870, sous la direction du général Charles du Bois de Nansouty, et de l’ingénieur Célestin Vaussenat. Les premiers terrassements au sommet commencent en 1875. Les premiers locaux sont achevés le 8 septembre 1882. Par la suite, ces locaux ont été grandement complétés : nouvelles terrasses, nouvelles coupoles, nouveaux bâtiments d’habitation. L’électricité arrive au sommet en 1949. Auparavant, les équipements électriques étaient alimentés par un ensemble de batteries et un groupe électrogène.

 

Le sentier des Muletiers est chargé d’histoire, lors de la construction de l’observatoire, les fondateurs du Pic faisaient acheminer vivres et matériaux de construction par les porteurs, ces hommes étant payés au poids, il pouvaient se charger jusqu’à 40kg avec des moyens rudimentaires. Le trajet pouvait parfois durer 12h lorsque les conditions de neige étaient mauvaises, quelques porteurs ont d’ailleurs été victimes d’avalanches.