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Planter des arbres pour le climat ? Oui, mais pas n’importe comment

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Dans les années 1980, des organisations caritatives ont commencé à proposer de planter des arbres dans le Sahara, dans l’espoir d’y stopper la « désertification ». Cette démarche impliquait à la fois du « reboisement » (c’est-à-dire planter des arbres à des endroits où ils ne poussaient plus depuis longtemps), et de la « reforestation » (qui consiste à remplacer un couvert forestier disparu).

 

Dans le monde entier, ils contribuent aussi à marquer les frontières et jouent un rôle spirituel, culturel et social primordial au sein de nombreuses communautés de petits exploitants.

 

Les arbres offrent aussi un habitat pour nombre d’animaux et quantité de produits essentiels à nos modes de vie et nos économies, comme le caoutchouc, le café ou encore les bois durs.

 

Nous n’imaginons pas tout ce que les arbres font pour nous. Leurs racines préviennent l’érosion des sols, leur canopée nous offre de l’ombre ; leurs feuilles se décomposent en nutriments bénéfiques aux plantes qui alimentent le bétail.

 

Les bénéfices des arbres pour la vie sur sont multiples et bien connus. En planter est devenue une activité en vogue chez les entreprises. Or, explique l’auteur de cette tribune, celles-ci ne respectent souvent pas les règles indispensables pour que ce « geste » soit utile et pérenne.

 

 

Le scénario qui effraie les climatologues

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Ce scénario a été décrit clairement dans un article paru en août 2018 dans la revue de l’Académie américaine des sciences, la PNAS, sous la signature de Will Steffen, Johan Rockström et d’autres chercheurs. Cette équipe mène depuis des années un travail de fond sur les limites biosphériques que franchit l’humanité.

 

Mais si, à lire attentivement ce texte en anglais au langage très technique, on ne peut qu’être inquiet, il reste en fait prudent et n’aborde pas, sinon par allusions, une question qui préoccupe vivement les climatologues du monde entier : la possibilité que le réchauffement dépasse un seuil à partir duquel se produiraient des effets irréversibles et s’amplifiant sans limitation possible.

 

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) est réuni cette semaine en Corée. Son but ? Adopter un rapport sur les effets qu’aurait un réchauffement atmosphérique moyen de 1,5 °C par rapport à la période de climat stable qui a précédé, pendant des milliers d’années, la révolution industrielle. Or, depuis celle-ci, nous avons déjà réchauffé le climat d’1 °C, avec des effets déjà notables. Une augmentation d’un demi degré les aggraverait encore, écrivent les experts, qui valideront leur rapport à la fin de la semaine.

 

Le Giec se réunit cette semaine pour étudier les effets qu’aurait un réchauffement de 1,5 °C sur les sociétés humaines. Mais une hypothèse les inquiète encore plus, publiée dans un journal scientifique cet été : la possibilité d’un emballement incontrôlable du système climatique à partir d’un seuil de réchauffement. Qui pourrait être proche de 2 °C.

 

Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir est ma manière de contribuer à cette démarche. » Renan G.